« Ici toutes les lois de l’équilibre sont rompues. » J.M.G. Le Clézio
Voici un texte où tout, absolument tout est exceptionnel.
L’auteur tout d’abord : schizophrène américain, écrivant en français et adulé, depuis un livre publié par Gallimard en 1970, par des personnalités aussi différentes que Queneau, Deleuze, Foucault, Le Clézio, Auster et Pierre Alferi. Le sujet ensuite : la chronique d’une mort maternelle annoncée depuis le titre ; le récit, tout aussi sidérant qu’émouvant, d’un marginal qui doit simultanément faire face à la mort de sa mère et à la fin d’une tutelle d’un demi siècle. La langue enfin : d’une telle inventivité et force que les critiques n’a pas hésité à rapprocher Wolfson de Roussel, Sade ou Lautréamont...
Ma mère, musicienne… Est en fait la narration des seize derniers mois
de vie que l’auteur partage, d’octobre 1975 à mai 1977, avec sa mère atteinte
d’un cancer. S’y mêle un compte-rendu de ses déambulations
dans le New York des années 70, et notamment de ses visites
des hippodromes de banlieue où, passionné de jeu, il se risque
à de complexes paris hippiques.