Que dire d’une œuvre si ample qu’elle échappe aux catégories littéraires ? Les Jardins statuaires, c’est à la fois une fable, un roman d’aventure,
un récit de voyage, un conte philosophique.
A une époque indéterminée, un voyageur découvre le pays des « Jardins statuaires » : un ensemble de domaines, protégés par de vastes enceintes, où la principale activité des hommes consiste à cultiver des statues. Dans ces propriétés où la pierre pousse sans cesse, la vie est réglée d’après une organisation rigoureuse, apparemment ludique et rationnelle, mais aux fondements étranges.
Au fil des pérégrinations du voyageur, l’utopie se lézarde : la place des femmes,
le pouvoir occulte d’une mystérieuse guide des hôteliers, les statues qui maigrissent
ou croissent indéfiniment posent des questions angoissantes. Enfin, la menace de Barbares qui se rassemblent aux frontières et préparent l’invasion des jardins statuaires va achever de déséquilibrer cette société.
Jacques Abeille a créé une œuvre qui rejoint celles de Mervyn Peake,
de Julien Gracq, de Tolkien, mais dont le destin dessine une
légende noire : tapuscrit égaré, faillites d’éditeurs, incendies
et malchances ont concouru pendant trente ans à l’occultation
de ce roman sans équivalent dans la littérature française.
La suite, inédite, des Jardins statuaires paraîtra aux éditions Attila
l’année prochaine.