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« La revue qui met du sang dans son vin » fut créé à l’été 2004 par un trio voïvodal d’étudiants en langue et en journalisme. Vendue 1,50 €, à la criée, sur le pavé parisien, elle sera ensuite diffusée dans une petite centaine de librairies à Paris, en province et à l’étranger.

A la rentrée 2005, elle organise avec le Comité de libération des livres imaginaires la « disparution » du livre de Michel Houellebecq La Possibilité d’une île.

En novembre de la même année, elle ressuscite le prix Nocturne, qui sera à l’origine du premier livre : Gog, de Giovanni Papini. 

En 2007, dans la lignée du travail accompli dans les pages de la revue, la horde dirige une anthologie de nouvelles inédites et oubliées sous le titre Perdus/Trouvés, aux éditions Monsieur Toussaint Louverture. Périodiquement épuisé, l’opus magnum est trouvable ici : http://www.monsieurtoussaintlouverture.net/Livres/Perdus-Trouves-litterature-oubliee/Perdus-trouves-index.html

Objet fin et luxueux, dont les directrices artistiques s’appellent Lol V. Stein et Sally Mara, Le nouvel Attila s’est progressivement assuré le concours de jeunes dessinateurs, curieux et aventureux (Remi, Anne van der Linden, Noémie Barsolle, Sophie Dutertre, Quentin Faucompré, les frères Guedin…)

La revue se compose historiquement de quatre parties :
— critique (actualité éditoriale, exhumations en tout genre),
— créatique (atelier de création, nouvelles, synopsis de romans),
— cryptique (études littéraires),

— trafic (portraits, magazine, interviews, ).

Une rubrique régulière, le Cosmopolitburo, est consacrée à des auteurs étrangers inédits en français. Et en dernière page, un écrivain contemporain évoque un auteur à ses yeux injustement oublié ou méconnu, formant au fil du temps une sorte de bibliothèque souterraine idéale.