L’un avait créé, avec une première bande d'amis, une revue Le Nouvel Attila consacrée aux littératures pirates, ignorées, oubliées, qui poussa le vice jusqu’à sortir,
en autodiffusion, quelques textes inattendus (Papini, Hohl, Sender, Barrie, Cournut...).
L’autre avait participé pendant plusieurs années aux publications des éditions Viviane Hamy (Magda Szabo, Goliarda Sapienza, François Vallejo, Fred Vargas, Robert Hasz, Ruth Klüger...).
Un jour, ils se sont rencontrés et querellés sur les vertus supposées du Bodoni.
Depuis le printemps 2009, ils animent ensemble les éditions Attila et explorent certaines littératures flagrantes, se reconnaissant dans les aventures libres d’un Éric Losfeld
ou d’un Jean-Jacques Pauvert : les deux gars d’Attila - Benoît Virot et Frédéric Martin - défendent, à raison de 10 à 12 livres par an, à la maquette et à la fabrication soignées,
des auteurs, des dessinateurs et des traducteurs qui font une confiance surréaliste à l’imaginaire.